Pour le monde du travail, l’extrême droite est un poison, le progrès social est l’antidote

Pas un jour ne passe dans notre pays sans que pouvoir et grands médias ne déroulent le tapis rouge aux idées d’extrême droite. Ils essayent de détourner la population et les travailleurs des questions fondamentales qui les préoccupent, espérant, par tous les moyens, épargner le capital d’une critique radicale.

Le gouvernement ampute l’État de ses fonctions sociales, met à disposition du capital ses prérogatives, encourage les violences policières, et les politiques discriminatoires, attaque les libertés publiques, et prépare ainsi le terrain des forces réactionnaires, racistes, anti-démocratiques qui prêchent la division de la société et du monde du travail.

A ceux qui parmi les ouvriers, employés, privés d’emploi, précaires et tous les sacrifiés du capitalisme mondialisé pourraient penser un instant trouver là une force pour les sauver, il est utile de rappeler quelques décisions des gouvernements nationaux avec des attaques contre le monde du travail, sur les droits des femmes, l’instauration des 67 heures maximales par semaine comme en Autriche, ou la remise en cause du droit de grève et de tout ce qui constitue les garanties collectives. L’extrême droite qui affiche en toute clarté ses racines idéologiques maquillées sous un vernis social pour duper les salariés n’a pas hésité à demander l’interdiction des manifestations contre la réforme des retraites et contre la loi EL KHOMRI !

Chercher des alibis ou de faux coupables pour justifier la crise sociale actuelle est une imposture et ne doit plus tromper les travailleurs.
La réalité c’est que les 500 plus grosses fortunes disposent d’un patrimoine de 730 milliards d’€, que les principaux milliardaires ont doublé leur fortune en 2 ans, que l’indice du CAC 40 s’est envolé de 27%, et que le patronat continue d’absorber des milliards d’argent public, pendant que les prix augmentent, que les salaires sont bloqués, et que 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. L’urgence pourtant dans la période est bien d’augmenter les salaires, les retraites et les minimas sociaux, réduire le temps de travail, améliorer les conditions de travail et proposer un emploi décent pour tous. Il faut développer des services publics de proximité avec les moyens nécessaires pour répondre aux besoins de la population et des territoires, ainsi que des investissements majeurs dans les secteurs industriels et productifs. Nous avons besoin aujourd’hui de choix radicalement nouveaux, portant en leur cœur le partage des richesses et une autre manière de les produire pour améliorer la vie de millions de salariés, retraités ou privés d’emploi. Au moment où d’innombrables luttes sociales sont menées dans le pays, l’heure est au combat et au travail pour aider à dégager les travailleurs de la gangue dans laquelle on tente par un incroyable matraquage médiatique de les enfermer.

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