9 octobre Journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle

 

DI

9 OCTOBRE

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GRÈVE ET MANIFESTATION

RDV À 10H – Gare de Nice Ville

Malgré les affaires et les démissions qui se succèdent, malgré une impopularité record, ce gouvernement continue de s’attaquer avec brutalité à notre modèle social : sécurité sociale, formation professionnelle, assurance chômage, retraites, services publics, droits aux études … !!!

L’heure est à la défense de notre modèle social, au combat, TOUS ENSEMBLE,

à la mobilisation interprofessionnelle, pour la reconquête sociale, contre la casse de nos droits !!!

Face à la régression, nous opposons nos revendications :

Augmentation immédiate des salaires, des pensions et des minimas sociaux
Maintien de l’ensemble des droits à l’Assurance Chômage et arrêt du gel des prestations sociales.
Arrêt des destructions d’emplois au travers de la désindustrialisation.
Refus du système universel de retraite par points. Maintien et amélioration de tous les régimes existants, retour à la retraite à taux plein dès 60 ans !
Arrêt des attaques portées à notre système de Santé et financement à la hauteur d’un service public de qualité.
Abrogation des Lois El Khomri et Ordonnances Macron ! Pour l’amélioration des conditions de travail, contre toute forme de discrimination et pour la réalisation concrète de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Défense de tous les services publics : arrêt de CAP22 et des suppressions de poste, des fermetures de service, maintien des statuts et création des emplois statutaires permettant de faire face aux besoins de la population sur tout le territoire.
Abrogation de Parcoursup et rétablissement du droit à l’avenir pour chaque jeune et du droit pour chaque bachelier, de s’inscrire à l’Université dans la filière de son choix.

MARDI 9 OCTOBRE

GRÈVE NATIONALE INTERPROFESSIONNELLE

À L’APPEL DE LA CGT, FO, SUD, FIDL, UNL, UNEF

Fin 2017, Emmanuel Macron le « Président des riches » a nommé un « Monsieur Retraites » : Jean-Paul Delevoye, travaillant sur un projet de loi pour 2019 qui supprimerait les régimes actuels de retraite et les remplacerait par un « Système universel par points ».

Voici ce qu’en disait François Fillon lors de son grand oral de mars 2016 devant le patronat : FILLON : « Le système de retraite par point, j’y suis favorable. » !

Mais il ne faut pas faire croire aux français que ça va régler le problème des retraites !  

Le système par point va en réalité permettre une chose qu’aucun homme politique n’avoue :

« Baisser chaque année la valeur des points et diminuer le niveau des pensions. » !!!

La retraite par « répartition » du régime général, c’est:

La retraite « par points », c’est:

Commentaires

L’âge légal du départ à la retraite est fixé à 62 ans.

« J’ai assez de points, je pars à 62 ans, je n’ai pas assez de points, je reste »

J-P. Delevoye.

Le gouvernement a beau jeu dans ces conditions de prétendre maintenir l’âge légal de départ à la retraite.

La validation d’un trimestre à partir d’un salaire plancher de 1482 € bruts, soit 493 € en moyenne par mois.

On ne dispose que des points correspondant aux périodes travaillées.

Le salaire plafond actuel permet la validation de trimestres même pour de petits salaires et périodes d’emploi. Cette possibilité dispart.

Le salaire annuel moyen calculésur les 25 meilleures années sert à calculer le montant de la pensionpour les salariés du privé. Dans le public, la pension est calculée sur les 6 derniers mois de traitement.

Le calcul des points acquis se fait sur l’ensemble de la carrière

En 1993, le passage des 10 aux 25 meilleures années avait entrainé une perte de 10 à 25 % du montant des pensions. Si on passe à une moyenne sur l’ensemble de la carrière, la baisse sera considérable. C’est une nouvelle baisse programmée du montant de la retraite et une grande incertitude sur le montant réel.

Pour les salariés inaptes au travail ou invalides, le taux de 50 % du salaire est attribué automatiquement à 62 ans.

La notion de montant minimum d’une retraite lié à un problème d’état de santé disparaît.

Les assurés inaptes au travail ou invalides seraient particulièrement pénalisés ou contraints de continuer à travailler alors que leur état de santé ne le permet pas

Il existe un montant plancher de la retraite de base appelé « minimum contributif » pour une retraite à taux plein. Ce minimum est de 634,66 €.

Le minimum contributif disparaît.

C’est une baisse programmée du montant de la retraite pour les assurés qui ont eu des salaires faibles (exemple, les femmes travaillant à temps partiel). Baisse qui peut se chiffrer en centaines d’euros par mois.

Un trimestre validé à partir de 60 jours de maladie ou de 50 jours de chômage.

Cette garantie disparaît.

Le droit à être indemnisé en cas de chômage ou de maladie et à être pris en charge par la sécurité sociale relève du principe de la solidarité. Il est contradictoire avec un système par points.

4 trimestres attribués pour la naissance ou l’adoption.
4 trimestres supplémentaires pour l’éducation

Cette garantie disparaît.

La validation de ces trimestres est fondamentale pour les femmes.

La retraite est majorée de 10 % lorsque l’assuré(e) a élevé 3 enfants

Le gouvernement veut supprimer les bonifications familiales de droit pour en faire des « aides » aléatoires qui dépendent des impôts.

10 % d’une retraite de 1200 euros, c’est 120 euros supplémentaires par mois retirés sur la pension.

Le droit à une retraite anticipée, à 57, 58 ou 60 ans sans décote, sous certaines conditions pour les assurés ayant une carrière longue et les assurés handicapés.

Les départs anticipés disparaissent.

Le droit à la retraite anticipé fait partie des droits collectifs garantis par le système fondé sur le principe de « solidarité ». Il est contradictoire avec une individualisation de la retraite.

Le droit à la pension de réversion existe à partir de l’âge de 55 ans.

La suppression de la pension de réversion est ouvertement évoquée par le gouvernement.

Les veuves pourraient perdre le bénéfice d’une garantie qui équivaut (sous conditions de ressources) à 54 % de la retraite du conjoint décédé.

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